Pourquoi l’orthographe reste un enjeu majeur dans le monde professionnel
À l’ère des messageries instantanées, des e-mails en rafale et des documents partagés en temps réel, on pourrait croire que l’orthographe est devenue secondaire, d’autant plus avec la présence sur tous les supports du T9 et des correcteurs automatiques. En réalité, c’est l’inverse : plus l’écrit circule, plus la qualité de l’expression devient visible… et plus elle pèse sur la crédibilité, l’efficacité et l’image d’une organisation.
Plusieurs indicateurs récents confirment que la maîtrise de l’écrit demeure un marqueur fort de professionnalisme et un sujet de préoccupation pour les employeurs.
L’écrit professionnel est partout… donc l’orthographe aussi
Réunions hybrides, comptes rendus, tickets d’incident, cahiers des charges, réponses à appel d’offres, messages Slack/Teams, e-mails clients : l’écrit structure le travail, trace les décisions et engage l’entreprise.
Or les employeurs constatent un décalage entre cette place centrale de l’écrit et le niveau réel en expression. Une enquête Ipsos publiée en octobre 2021 indique que 76 % des employeurs disent être confrontés quotidiennement à des lacunes en orthographe et en expression au sein de leurs équipes.
Cette présence massive de l’écrit explique pourquoi l’orthographe n’est pas un détail. Cela reste un sujet taboo pour beaucoup mais elle est reflète le sérieux et le professionnalisme.
Recrutement : l’orthographe reste un filtre (souvent implicite)
Dans les processus de recrutement, l’orthographe fonctionne encore comme un signal. Pas seulement un signal de « niveau de français », mais un indicateur perçu (à tort ou à raison) de rigueur, d’attention, de capacité à produire des livrables fiables.
Selon Ipsos, 73 % des employeurs jugent rédhibitoires les difficultés à s’exprimer à l’écrit lors d’un recrutement.
L’enquête souligne aussi que la qualité de l’orthographe et de l’expression figure parmi les critères importants, devant l’expérience ou la formation initiale. Ainsi, écrire correctement est composé comme un critère de base. Les gens ne recrutent pas un candidat parce qu’il écrit correctement mais en éliminent à cause de son orthographe.
Même quand l’entreprise cherche des compétences techniques, le candidat est évalué sur des éléments dans lesquels une mauvaise maîtrise de l’orthographe est frappante : un CV, une lettre, un e-mail de prise de contact. Cela peut sembler cruel, voire injuste, mais l’orthographe peut faire basculer une première impression.
Image de marque et relation client : une faute peut coûter cher… en confiance
Dans la relation client, la qualité de l’écrit est directement associée au sérieux de l’entreprise :
- un e-mail truffé d’erreurs peut suggérer une réponse « bâclée »,
- une notice ou une page web mal rédigée nuit à la crédibilité,
- un devis ou un contrat comportant des fautes peut provoquer des incompréhensions, voire des litiges.
L’enjeu est encore plus fort dans les secteurs où l’écrit engage : formation, conseil, santé, assurance, banque, juridique, industrie (procédures), etc. De nombreuses interactions se font aujourd’hui a distance mais tant que l’écrit n’aura pas disparu, maîtriser l’orthographe sera important.
Productivité : l’impact de l’orthographe et d’une mauvaise relecture
On sous-estime souvent le coût invisible des écrits approximatifs :
- demandes mal formulées → allers-retours,
- consignes ambiguës → erreurs d’exécution,
- livrables à reprendre → relectures, corrections, perte de temps,
- informations mal structurées → surcharge cognitive, incompréhension.
Quand les échanges sont nombreux, même de petites imprécisions répétées deviennent un problème de performance collective.
L’enjeu de l’orthographe pour les RH via des chiffres révélateurs
L’orthographe en entreprise est l’affaire de tous et une prise de conscience de toute personne dans les ressources humaines est nécessaire. Cela s’illustre via deux types de données :
- D’après l’Insee (enquête IVQ 2011), 16 % des 18–65 ans en France métropolitaine éprouvent des difficultés dans les domaines fondamentaux de l’écrit ; parmi les personnes scolarisées en France, 7 % sont en situation d’illettrisme, soit environ 2,5 millions de personnes.
- Plus récemment, l’ANLCI indique qu’en 2022, 10 % des 18–64 ans éprouvent des difficultés dans les domaines fondamentaux de l’écrit, et 4 % des personnes scolarisées en France peuvent être considérées en situation d’illettrisme, soit 1 400 000 personnes.
Ces chiffres rappellent une réalité : certaines difficultés relèvent de parcours scolaires, de situations sociales, de troubles spécifiques… et pas d’un manque de volonté. Pour l’entreprise, l’enjeu est donc de mettre en place des formations non stigmatisantes, efficaces et mesurables.
Conclusion
L’orthographe reste un enjeu majeur dans le monde professionnel parce que l’écrit est immédiatement observable et que l’accumulation de fautes impacte la productivité. Cette problématique touche une grande partie de la population. C’est la raison pour laquelle la formation est un outil précieux pour améliorer une situation qui nous concerne tous.
Chez W2F, nous avons mis en place une formation basée sur le jeu, et plus particulièrement sur l’univers du film Kaamelott afin de vous accompagner dans cette démarche. Elle a été conçue afin de ne surtout pas être stigmatisante et que chacun puisse y prendre part, même ceux étranger à l’univers. Si cela vous intéresse, cela se passe en cliquant ici ou en nous contactant via hello@w2f-formation.com
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