Former à l’écrit : investissement ou contrainte ?

L’écrit est omniprésent dans nos vies et c’est d’autant plus vrai en entreprise avec des conséquences parfois dommageables lorsque ce n’est pas maîtrisé. Consigne de sécurité mal comprise, compte rendu approximatif, mail ambigu, qualité mal documenté, … tout cela coûte du temps, de l’énergie, parfois de l’argent et impactent la performance collective.

Pourtant, dès qu’on parle de se former à l’écrit, on est souvent confronté à deux types de réactions :

  • « C’est indispensable » mais on ne sait pas comment mettre des actions en place.

  • « C’est une contrainte » on juge cela trop scolaire, nous ramenant aux dictées que l’on faisait enfant. On se dit ainsi que c’est trop éloigné du terrain ou trop stigmatisant.

En réalité, se former à l’écrit peut être bénéfique à la seule condition que cela soit fait au bon niveau, au bon endroit, au bon moment, et avec les bonnes méthodes.

Pourquoi l’écrit est un réel enjeu dans le monde professionnel

L’illétrisme concerne tout le monde, y compris chez les personnes en emploi

Les difficultés face à l’écrit ne concernent pas une petite minorité “hors du monde du travail”. En 2022, 10 % des 18–64 ans en France rencontrent des difficultés dans les domaines fondamentaux de l’écrit, et 4 % des adultes ayant débuté leur scolarité en France sont en situation d’illettrisme (Insee).

Et ce point est crucial : parmi les personnes en difficulté à l’écrit, une part importante travaille. L’Insee montre aussi que ces difficultés pèsent sur l’insertion et la situation sur le marché du travail.

 

Des transformations du travail qui remettent l’écrit au centre

Ces dernières années, le monde professionnel a évolué. Si autrefois il était possible d’exercer un métier « technique » sans avoir recours à l’écrit, de plus en plus, on demande une traçabilité, un suivi de la conformité, l’envoie de rapports numériques, … France Stratégie souligne ainsi un déficit de compétences de base et l’importance d’être en capacité d’adapter ses compétences tout au long du parcours professionnel.

 

Investissement : quels bénéfices concrets peut-on attendre ?

 

Former à l’écrit devient un investissement quand on relie la formation à des résultats observables.

Tout d’abord, la qualité des écrits est intrinsèquement liée à celle du projet. Quand les consignes sont comprises et rédigées clairement (ou reformulées avec des repères simples), on réduit les interprétations divergentes, les oublis, les non-conformités, les retours pour clarifier, … Naturellement, cela vaut particulièrement dans les environnements à procédures, audits, ou normes.

Par ailleurs, il a été observé que dans de nombreux services, certaines personnes passent plus de temps à agir en tant que relecteurs que pour remplir leur mission de basse. Elles se retrouvent à relire, reformuler, parfois même écrire pour les autres. On devient dépendant de personnes dont ce n’est pas la mission à l’origine.

De plus, une maîtrise de l’écrit est corrélé à celle d’outils numériques. Beaucoup d’outils numériques reposent sur la compréhension de textes (menus, consignes, champs à renseigner, messages système). Renforcer l’écrit, c’est souvent fluidifier l’usage du numérique.

Enfin, même si cela dépend de la culture de l’entreprise dans lequel on évolue, l’écrit est souvent un prérequis pour l’accès à des rôles de référent, tuteur, chef d’équipe, ou à des parcours certifiants. Un candidat compétent peut ainsi se retrouver bloqué à un stade précoce du processus de sélection pour un poste plus important car il n’a pas le niveau minimal.

Se former à l’écrit représente donc un réel investissement pour les personnes et les sociétés qui les recrute.

 

Contrainte : d’où vient le rejet (et comment l’éviter) ?

 

A l’inverse, il serait malhonnête de nier la contrainte liée à une telle formation. Cette dernière, si mal introduite, peut être vécue négativement.

Déjà, l’apprenant peut vivre cela comme un retour à l’école. L’écrit renvoie à l’évaluation, aux fautes, aux humiliations passées. L’ANLCI rappelle l’existence d’un nombre important d’adultes confrontés à l’illettrisme, malgré la scolarisation, et souligne les enjeux en milieu professionnel. Si la formation ressemble à un cours d’orthographe “hors sol”, on active immédiatement des résistances.

L’image de soi en est alors immédiatement affectée. Pour éviter d’être stigmatisées, certaines personnes ont mis en place des stratégies d’évitement très efficaces (faire relire, prétexter le manque de temps, passer à l’oral, etc.). Il est alors important d’aborder le sujet avec tact et diplomatie pour ne pas casser la confiance.

 

Conclusion

 

Se former à l’écrit est un sujet sensible qui peut déchaîner les passions. Cela peut être mal vécu lorsque mal introduit. A l’inverse, vu comme un outil pour optimiser l’efficacité au travail, cela devient un investissement qui nous concerne tous. Investir sur les écrits professionnels, c’est souvent investir sur la qualité, la sécurité, l’autonomie et la dignité au travail.

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